Éco-PTZ 2026 : la liste complète des travaux éligibles et les conditions à remplir

Rénovation énergétique d'une maison avec isolation par l'extérieur financée par éco-PTZ

Prolongé jusqu’au 31 décembre 2027, l’éco-prêt à taux zéro garde en 2026 toute sa puissance : jusqu’à 50 000 € empruntés sans verser un centime d’intérêts. Le dispositif a pourtant évolué. Depuis le 1er juillet 2025, le gain minimum de 2 classes énergétiques au DPE est devenu la règle pour les rénovations d’ampleur. L’enveloppe à 50 000 € pour la rénovation globale, elle, reste un des leviers les plus intéressants du paysage des aides. Mais qui peut vraiment y prétendre ? Quels travaux entrent dans le périmètre ? Et comment monter un dossier solide dès le premier devis ? Voici le guide complet, barème à l’appui.

L’éco-PTZ en 2026 : un dispositif qui a déjà 17 ans

Créé en 2009 dans le sillage du Grenelle de l’environnement, l’éco-prêt à taux zéro a fêté ses 17 ans d’existence en avril 2026. Régi par le Code de la construction et de l’habitation, le dispositif repose sur un principe simple : l’État prend en charge les intérêts du prêt, la banque avance le capital. Le propriétaire emprunteur rembourse uniquement le montant prêté, en mensualités constantes, sur une durée qui peut aller de 3 à 20 ans selon la nature du chantier.

Le texte officiel parle d’une « avance remboursable sans intérêt destinée au financement de travaux de rénovation afin d’améliorer la performance énergétique des logements anciens ». La formulation reste la même depuis l’arrêté du 30 mars 2009, modifié plusieurs fois depuis. Mais le barème, lui, a beaucoup bougé. Le plafond est passé de 30 000 € à 50 000 € pour les rénovations globales en 2022. La durée maximale de remboursement est passée de 15 à 20 ans pour ces mêmes projets performants. Et depuis juillet 2025, l’harmonisation avec MaPrimeRénov’ est quasi totale : les critères techniques retenus pour l’éco-PTZ calquent ceux de la prime.

Autre évolution à connaître : l’éco-PTZ couplé MaPrimeRénov’. Ce montage, né dans la loi de finances 2022 et disponible depuis juillet 2022, finance spécifiquement le reste à charge d’un dossier ayant déjà reçu la prime. L’instruction du dossier est allégée, puisque la décision d’octroi de MaPrimeRénov’ remplace les devis et factures à présenter à la banque.

Qui peut obtenir un éco-PTZ en 2026

Première règle : l’éco-PTZ s’adresse aux personnes physiques propriétaires de leur logement, qu’elles l’occupent ou qu’elles le louent. Les bailleurs sont donc concernés, à la seule condition que le bien reste une résidence principale pour l’occupant. Les syndicats de copropriété peuvent aussi y prétendre pour des travaux collectifs. Les sociétés civiles sont acceptées sous deux conditions cumulatives : ne pas être soumises à l’impôt sur les sociétés et compter au moins un associé personne physique.

Les locataires, eux, n’ont pas accès au dispositif. C’est une différence notable avec les certificats d’économies d’énergie (CEE) ou la TVA réduite à 5,5 %, qui ouvrent leurs droits aux occupants quel que soit leur statut.

Concernant le logement, trois règles s’appliquent :

  • il doit être achevé depuis au moins 2 ans à la date de début des travaux, quelle que soit son année de construction (avant juillet 2019, seuls les biens construits avant 1990 étaient éligibles) ;
  • il doit être occupé à titre de résidence principale, y compris s’il est loué (les locations saisonnières et les résidences secondaires sont exclues) ;
  • il doit rester une résidence principale pendant toute la durée de remboursement du prêt.

Ce dernier point mérite une attention particulière. Transformer le logement en local commercial, le basculer en location saisonnière ou en faire une résidence secondaire pendant le remboursement entraîne l’exigibilité immédiate du capital restant dû. La banque réclame le solde d’un coup. Personne n’a envie de se retrouver dans cette situation.

Bonne nouvelle sur un point : aucune condition de ressources n’est exigée. Votre salaire n’entre pas en ligne de compte pour l’éligibilité. En revanche, la banque reste libre d’accepter ou de refuser le prêt selon votre solvabilité. Un taux d’endettement trop élevé, un fichage Banque de France ou une situation professionnelle instable restent des motifs de refus classiques, même sur un éco-PTZ.

Les 8 catégories de travaux éligibles à l'éco-PTZ

Les 8 catégories de travaux éligibles à l’éco-PTZ

Les travaux finançables par l’éco-PTZ sont strictement définis par l’arrêté du 30 mars 2009 et ses arrêtés modificatifs. Leurs caractéristiques techniques sont désormais alignées sur celles de MaPrimeRénov’. Le dispositif finance huit types d’interventions, réparties en quatre grandes familles.

Isolation thermique

Quatre postes d’isolation entrent dans le périmètre :

  • isolation des toitures : combles perdus, rampants de toiture, toiture-terrasse. C’est souvent le poste le plus rentable puisqu’un tiers des déperditions thermiques passe par le toit.
  • isolation des murs donnant sur l’extérieur : isolation par l’intérieur (ITI) ou par l’extérieur (ITE), les deux techniques sont éligibles.
  • isolation des parois vitrées et portes donnant sur l’extérieur : il faut absolument que les nouveaux matériaux remplacent des parois en simple vitrage. Du double vitrage vers du triple vitrage, par exemple, n’est pas éligible.
  • isolation des planchers bas : ajouté à la liste depuis le 1er juillet 2019. Particulièrement utile au-dessus d’un sous-sol, d’un garage ou d’un vide sanitaire non chauffés.

Chauffage et eau chaude

Trois postes sont finançables :

  • installation, régulation ou remplacement de systèmes de chauffage ou de production d’eau chaude sanitaire ;
  • installation d’équipements de chauffage fonctionnant à l’énergie renouvelable (pompe à chaleur air-eau, pompe à chaleur géothermique, chaudière à granulés, poêle à bois performant) ;
  • installation d’équipements de production d’eau chaude sanitaire à énergie renouvelable (panneaux solaires thermiques, chauffe-eau thermodynamique).

Assainissement non collectif

Dernière catégorie : la réhabilitation d’un dispositif d’assainissement non collectif. Condition impérative, le nouvel équipement ne doit pas consommer d’énergie (ce qui exclut les micro-stations électriques). Cette ligne concerne surtout les propriétaires en zone rurale non raccordés au tout-à-l’égout.

Le barème des montants accordés en 2026

Le plafond de l’éco-PTZ varie selon l’ampleur du chantier et le nombre de gestes réalisés. Voici le tableau complet à jour pour 2026.

Type de travauxPlafond éco-PTZ
Remplacement de parois vitrées (simple vitrage)7 000 €
Réhabilitation d’un assainissement non collectif10 000 €
Action unique (hors parois vitrées)15 000 €
Bouquet de 2 catégories de travaux25 000 €
Bouquet de 3 catégories ou plus30 000 €
Rénovation globale (performance énergétique) ou travaux MaPrimeRénov’ d’ampleur50 000 €

Deux précisions utiles. D’abord, pour atteindre 50 000 €, il faut soit un projet de rénovation d’ampleur labellisé MaPrimeRénov’, soit une opération de performance énergétique globale évaluée par un bureau d’études thermiques. Un audit énergétique préalable est alors obligatoire, et il doit démontrer un gain d’au moins 2 classes énergétiques sur le DPE (par exemple, passer d’un logement classé F à un logement classé D).

Ensuite, le cumul reste possible. Si vous avez déjà souscrit un éco-PTZ dans les cinq dernières années, vous pouvez demander un éco-PTZ complémentaire, à condition que la somme des deux prêts n’excède pas 50 000 €. Le délai était de 3 ans avant le 1er juillet 2019, il est passé à 5 ans depuis.

Durée de remboursement : 3 ans minimum, 20 ans maximum

La durée maximale de remboursement dépend du type de projet. Pour un éco-PTZ classique (action unique, bouquet de 2 ou 3 travaux, assainissement), la durée plafonne à 15 ans. Pour un éco-PTZ « performance énergétique globale », elle monte à 20 ans. Sur demande du bénéficiaire, la durée peut être réduite jusqu’à un plancher de 3 ans.

Concrètement, qu’est-ce que ça donne en mensualités ? Voici quelques cas chiffrés (hors assurance emprunteur) :

Montant empruntéSur 10 ansSur 15 ansSur 20 ans
10 000 €83,33 €/mois55,56 €/moisnon concerné
20 000 €166,67 €/mois111,11 €/moisnon concerné
30 000 €250,00 €/mois166,67 €/moisnon concerné
50 000 €416,67 €/mois277,78 €/mois208,33 €/mois

Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. Un couple qui emprunte 30 000 € sur 15 ans pour isoler sa maison et changer sa chaudière rembourse 166 € par mois, sans intérêts. La même somme empruntée via un prêt travaux classique à 4,5 % coûterait environ 230 € par mois, soit 11 500 € d’intérêts sur la durée. L’économie est massive.

Autre point technique : l’éco-PTZ n’entraîne aucuns frais de dossier, pas d’intérêts intercalaires, pas de pénalité de remboursement anticipé. Si vous décidez de solder le prêt en avance parce que vous vendez votre logement, la banque ne peut rien vous réclamer de plus.

L’artisan RGE, un passage obligé

Cette règle ne souffre aucune exception : les travaux doivent être réalisés par un professionnel qualifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Seule la réhabilitation d’assainissement non collectif échappe à cette obligation puisqu’elle relève d’un artisan spécialisé différent.

La certification RGE garantit que l’entreprise maîtrise les techniques de rénovation énergétique et respecte les cahiers des charges attendus. Elle conditionne aussi MaPrimeRénov’, la TVA à 5,5 % et la plupart des CEE. En clair, un artisan non RGE ne vous donnera accès à rien.

Pour vérifier qu’un professionnel est bien certifié, un seul réflexe : le site officiel France Rénov’ (france-renov.gouv.fr), qui propose un annuaire national actualisé. Tapez le nom de l’entreprise ou son numéro SIRET, vous obtenez sa date de certification, les domaines couverts et la validité en cours. Méfiance avec les sites tiers qui affichent des listes obsolètes.

Attention aussi au démarchage téléphonique et aux offres à « 1 € ». Les arnaques à la rénovation énergétique explosent depuis 2024. Un démarcheur qui promet un éco-PTZ sans même visiter le logement est presque toujours un arnaqueur. Prenez le temps de demander trois devis, exigez le label RGE et la Qualibat associée au lot concerné.

Cumul avec MaPrimeRénov’ et autres aides

L’éco-PTZ n’est pas une aide directe, c’est un prêt. Il se cumule donc logiquement avec toutes les subventions disponibles, à commencer par MaPrimeRénov’. Le montage le plus courant consiste à déduire la prime de l’Anah du montant du devis, puis à financer le reste à charge via l’éco-PTZ. Pour un couple modeste qui fait 40 000 € de travaux avec 15 000 € de MaPrimeRénov’, l’éco-PTZ couvre les 25 000 € restants sans intérêts.

Le cumul fonctionne aussi avec :

  • les certificats d’économies d’énergie (CEE), obtenus via les fournisseurs d’énergie ;
  • le chèque énergie, utilisable pour des travaux de rénovation ;
  • la TVA réduite à 5,5 % sur les travaux éligibles ;
  • le prêt à taux zéro classique (PTZ), pour les primo-accédants qui achètent et rénovent ;
  • un prêt travaux bancaire complémentaire, si le reste à charge dépasse les plafonds de l’éco-PTZ.

Pour évaluer le coût réel d’un projet après cumul des aides, notre simulation de prêt travaux permet de chiffrer rapidement mensualités et reste à charge selon plusieurs scénarios. C’est souvent la première étape avant même de contacter sa banque.

Un garde-fou à connaître : le reste à charge plancher. L’éco-PTZ ne peut pas financer plus que ce que vous payez réellement. Si vos travaux coûtent 20 000 € et que MaPrimeRénov’ en finance 12 000 €, l’éco-PTZ est plafonné à 8 000 €, quel que soit le barème théorique.

La demande d’éco-PTZ étape par étape

Obtenir un éco-PTZ prend en général 4 à 8 semaines entre le premier devis et le déblocage des fonds. Voici le déroulé complet d’un dossier.

  1. Identifier les travaux et demander 2 à 3 devis auprès d’artisans RGE. Exiger la qualification RGE sur chaque devis, avec la mention du lot concerné (isolation, chauffage, etc.).
  2. Choisir un artisan et signer le devis. Attention : les travaux ne doivent pas avoir commencé plus de 3 mois avant l’émission du prêt, sous peine de perdre l’éligibilité.
  3. Remplir le formulaire « Emprunteur » fourni par la banque et y joindre les devis signés. L’artisan remplit de son côté un formulaire « Entreprise ». Les deux formulaires sont indissociables.
  4. Présenter le dossier à une banque conventionnée. Une quinzaine d’établissements proposent l’éco-PTZ, dont BNP Paribas, la Banque Postale, le Crédit Agricole, la Caisse d’Épargne, le Crédit Mutuel, LCL, la Société Générale, le CIC, la Banque Populaire et Domofinance (filiale spécialisée de BNP Paribas et EDF).
  5. Recevoir l’offre de prêt et respecter le délai légal de réflexion de 10 jours avant de l’accepter.
  6. Faire réaliser les travaux. Les fonds peuvent être débloqués en une ou plusieurs fois sur présentation de factures. Attention : plus aucun versement ne peut intervenir 3 mois après la clôture du prêt.
  7. Transmettre les justificatifs de réalisation (factures finales signées par l’artisan) à la banque dans un délai de 3 ans après l’émission du prêt.

Pour creuser les conditions spécifiques aux propriétaires occupants et le détail des plafonds selon les scénarios, notre guide éco-prêt à taux zéro présente les cas pratiques de manière complète.

Ce qui se passe si les justificatifs manquent

Cette partie est rarement développée par les guides grand public, elle mérite pourtant votre attention. Si la somme réelle des travaux, factures à l’appui, est inférieure à la somme débloquée, le débiteur doit rendre la différence à l’État, majorée de 25 %. La majoration tombe si le remboursement intervient avant la fin du délai des 2 ans.

Pire, si les travaux ne sont pas justifiés par la faute d’une entreprise RGE (factures manquantes, faux certificats, chantier non conforme), l’artisan s’expose à une amende de 10 % du montant des travaux. Un motif supplémentaire de vérifier sérieusement la certification du professionnel avant de signer quoi que ce soit.

Éco-PTZ versus PTZ classique : la confusion à éviter

Beaucoup de propriétaires mélangent les deux dispositifs. Ils n’ont pourtant rien à voir.

Le PTZ classique est un prêt à taux zéro destiné à l’accession à la propriété. Il concerne les primo-accédants qui achètent un logement neuf ou ancien avec travaux. Son montant dépend des revenus, de la composition du foyer et de la zone géographique du bien.

L’éco-PTZ, lui, cible les travaux de rénovation énergétique dans un logement déjà détenu. Il est ouvert à tous les propriétaires sans condition de revenus et ne nécessite pas d’acheter un bien.

Les deux prêts peuvent se cumuler sur un même projet : acheter un logement ancien via le PTZ classique, puis le rénover avec un éco-PTZ. Monter ce double dossier demande un peu de coordination bancaire, mais c’est un montage tout à fait valide.

Cas pratiques : 3 profils, 3 scénarios chiffrés

Cas 1 : une famille isole sa maison des années 1970

Maison individuelle de 120 m² construite en 1975, classée F au DPE. Le couple fait réaliser l’isolation des combles, le remplacement des fenêtrès en double vitrage et l’installation d’une pompe à chaleur air-eau. Coût total des travaux : 32 000 €. MaPrimeRénov’ (profil violet, revenus intermédiaires) couvre 9 500 €. L’éco-PTZ finance les 22 500 € restants sur 15 ans, soit 125 € par mois. Gain énergétique estimé : 2 classes DPE, ce qui ouvre droit au plafond performance globale.

Cas 2 : un bailleur rénove un appartement en location

Appartement de 55 m² loué à l’année, classé G. Le propriétaire veut le sortir du statut de passoire thermique avant l’échéance de 2028. Travaux : isolation par l’extérieur, changement de chaudière pour un modèle à granulés, remplacement de 3 fenêtrès. Montant total 28 000 €. L’éco-PTZ « 3 travaux ou plus » plafonne à 30 000 €, il finance donc l’intégralité. Remboursement sur 10 ans : 233 € par mois. Le bailleur conserve son bien en location, donc le bien reste résidence principale pour son locataire, condition respectée.

Cas 3 : une copropriété refait ses fenêtrès

Copropriété de 18 lots qui décide de remplacer toutes les fenêtrès simples vitrage par du double vitrage performant. Le syndicat de copropriétaires souscrit un éco-PTZ collectif pour les parties communes, plafonné à 7 000 € par logement. Chaque copropriétaire rembourse sa quote-part via ses charges sur 10 ans. Le montage évite à chacun de lever individuellement un crédit.

Foire aux questions

Peut-on obtenir un éco-PTZ sans MaPrimeRénov’ ?

Oui. L’éco-PTZ est un dispositif indépendant. Si vos travaux respectent les critères techniques de l’arrêté du 30 mars 2009 et que vous passez par un artisan RGE, vous pouvez demander l’éco-PTZ seul, sans faire de demande MaPrimeRénov’. Cela dit, refuser la prime n’a pas vraiment de sens puisqu’elle est, dans la plupart des cas, gratuite à demander.

L’éco-PTZ est-il compatible avec un crédit immobilier en cours ?

Oui, l’éco-PTZ est juridiquement distinct d’un crédit immobilier. La banque va toutefois regarder votre taux d’endettement global incluant le futur éco-PTZ. Si vous êtes déjà à 35 % avec votre crédit immobilier, ajouter 200 € mensuels supplémentaires peut poser problème.

Que se passe-t-il si je vends ma résidence principale avant la fin du remboursement ?

La vente d’une résidence principale pendant le remboursement de l’éco-PTZ déclenche en principe l’exigibilité du capital restant dû. Des exceptions existent (déménagement pour raisons professionnelles, divorce, décès), à valider avec la banque prêteuse. Le remboursement anticipé reste possible sans pénalité.

Les travaux dans une résidence secondaire sont-ils éligibles ?

Non. L’éco-PTZ exclut strictement les résidences secondaires et les locations saisonnières. Le logement doit être occupé comme résidence principale, par le propriétaire ou par un locataire en bail long.

Combien de temps ai-je pour fournir les factures ?

3 ans après l’émission du prêt. Passé ce délai, la banque peut vous demander de rembourser immédiatement le capital versé, éventuellement majoré. Ne traînez pas à collecter et envoyer les factures finales signées.

Peut-on demander un éco-PTZ pour des travaux déjà commencés ?

Pas si les travaux ont démarré plus de 3 mois avant l’émission de l’offre de prêt. Le délai de 3 mois est une tolérance qui permet de ne pas bloquer les chantiers urgents, mais au-delà, l’éligibilité est perdue. Toujours demander l’éco-PTZ avant de signer un devis si possible.

Y a-t-il une banque plus facile qu’une autre pour l’éco-PTZ ?

Difficile à dire, chaque banque applique sa propre politique. Domofinance, filiale de BNP Paribas et d’EDF, est historiquement très active sur ce créneau et instruit les dossiers rapidement. Les grandes banques de réseau (Crédit Agricole, Caisse d’Épargne) restent le premier choix de la plupart des emprunteurs parce qu’elles connaissent déjà leur client. Tester sa banque principale en premier est souvent le plus rapide.

L’éco-PTZ vaut-il vraiment le coup ?

Pour un projet sérieux de rénovation énergétique, la réponse est nette : oui. Économiser plusieurs milliers d’euros d’intérêts sur un crédit de 30 000 € sur 15 ans change complètement l’équation financière d’un chantier. Le cumul avec MaPrimeRénov’ rend le dispositif encore plus intéressant pour les ménages éligibles.

Deux limites à garder en tête, cependant. D’abord, l’instruction peut être lente dans les banques qui traitent peu de dossiers. Deux mois entre le premier contact et le déblocage des fonds, c’est assez courant. Ensuite, la rigueur exigée sur les justificatifs et le cadre RGE impose de la discipline. Un chantier commencé trop tôt, un artisan mal certifié ou une facture oubliée peuvent coûter très cher. Mieux vaut monter son dossier en ordre et méthodiquement, quitte à décaler de quelques semaines le démarrage des travaux. La prolongation du dispositif jusqu’en 2027 laisse de la marge.

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