Prêt à taux zéro 2026 : conditions et zones éligibles, le guide complet

Devenir propriétaire sans payer un centime d’intérêts sur une partie de son emprunt : c’est la promesse du PTZ, et 2026 marque une vraie bascule pour ce dispositif. Le décret 2025-299 a redessiné la carte des zones éligibles, rehaussé les plafonds de revenus et prolongé le prêt jusqu’au 31 décembre 2027. Environ 73 % des foyers fiscaux français peuvent y prétendre. Si vous préparez un premier achat, ce guide vous donne toutes les conditions, les tableaux à jour et les pièges à éviter pour monter un dossier solide.
Ce qu’est vraiment le prêt à taux zéro
Le prêt à taux zéro (PTZ) est un crédit immobilier accordé par les banques mais financé par l’État, sans intérêts ni frais de dossier. Vous remboursez uniquement le capital prêté. Sa base légale tient dans les articles L31-10-1 à L31-10-14 du Code de la Construction et de l’Habitation (CCH), créés par la loi du 29 septembre 1995 et profondément remaniés par le PLF 2026.
Le principe est simple. L’État verse une compensation à la banque qui vous prête à 0 %, ce qui rend l’opération neutre pour elle et très avantageuse pour vous. Sur un PTZ de 100 000 euros remboursé sur 25 ans, l’économie d’intérêts atteint 35 000 à 40 000 euros par rapport à un prêt classique au taux du marché.
Attention : le PTZ ne finance jamais 100 % de l’achat. Il vient s’ajouter à un prêt principal (souvent appelé « prêt amortissable classique »), à un apport personnel et éventuellement à d’autres aides comme le Prêt Action Logement ou le Prêt d’Accession Sociale (PAS). C’est cette combinaison qu’on appelle un « plan de financement » et que la banque examinera dans son ensemble.
Le dispositif est géré au niveau opérationnel par la SGFGAS (Société de Gestion des Financements et de la Garantie de l’Accession Sociale à la propriété). C’est elle qui valide l’attestation PTZ que la banque vous remettra au moment de la signature.
Les quatre conditions cumulatives à remplir en 2026
Pour obtenir un PTZ, quatre critères doivent être réunis en même temps. Si un seul manque, la demande est refusée, sans exception possible (ou presque, voir plus bas pour les cas particuliers).
1. Être primo-accédant
Vous ne devez pas avoir été propriétaire de votre résidence principale pendant les deux années qui précèdent l’offre de prêt. Cette condition s’apprécie au moment de l’émission de l’offre, pas à la signature du compromis. Petit piège classique : si vous avez vendu votre résidence principale il y a moins de deux ans, vous n’êtes pas primo-accédant, même si aujourd’hui vous louez.
Deux exceptions à la règle des deux ans :
- Les personnes en situation de handicap (titulaires d’une carte mobilité inclusion mention « invalidité » ou bénéficiaires de l’AAH)
- Les victimes d’une catastrophe naturelle ou technologique dont le logement est devenu définitivement inhabitable
Bon à savoir : avoir possédé une résidence secondaire, un investissement locatif ou un terrain ne vous fait pas perdre le statut de primo-accédant. Seule la résidence principale compte.
2. Respecter les plafonds de revenus
Le revenu de référence retenu est le revenu fiscal de référence (RFR) de l’année N-2. Pour une demande déposée en 2026, c’est donc le RFR figurant sur l’avis d’imposition 2025 (qui porte sur les revenus 2024). Ce point surprend souvent : vos revenus actuels ne comptent pas, c’est ceux d’il y à deux ans.
Le RFR de tous les emprunteurs et de toutes les personnes destinées à occuper le logement s’additionne. Si vous achetez en couple, on prend la somme de vos deux RFR. Si vous achetez avec un enfant majeur qui vivra avec vous, son RFR compte aussi.
3. Acheter dans une zone éligible
Depuis l’arrêté du 5 septembre 2025, le PTZ couvre les cinq zones du territoire (A bis, A, B1, B2, C) pour le neuf. C’est une nouveauté forte : avant la réforme, les zones B2 et C étaient exclues du neuf. 468 communes ont par ailleurs été reclassées par ce même arrêté, parfois changeant de zone et donc de plafond. Vérifiez la zone exacte de votre commune avant tout engagement.
Pour l’ancien avec travaux, le PTZ reste limité aux zones B2 et C (les zones dites « détendues »).
4. Acheter un logement éligible
Le bien doit devenir votre résidence principale dans un délai d’un an après l’achat ou la fin des travaux. Vous devez y rester au moins six ans, sauf cas de force majeure (mutation, divorce, chômage longue durée, invalidité).
Les biens éligibles :
- Un logement neuf en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement) ou achevé depuis moins de cinq ans et jamais habité, dans toutes les zones
- Un logement ancien avec travaux représentant au moins 25 % du coût total de l’opération, uniquement en zones B2 et C
- Un logement en bail réel solidaire (BRS), dans toutes les zones (le foncier reste à un organisme, vous achetez seulement le bâti)
- Un logement social acheté à son bailleur, sous certaines conditions
Comment vérifier la zone de votre commune
C’est l’erreur la plus courante : se tromper de zone. Trois méthodes fiables pour ne pas se planter :
Pour compléter votre plan de financement, consultez notre comparatif des taux immobiliers par établissement.
- Le simulateur officiel du ministère du Logement (sur service-public.fr ou directement sur le site de l’ANIL) : vous tapez le nom de la commune ou le code postal et la zone s’affiche.
- L’arrêté du 5 septembre 2025 publié au Journal officiel : il liste commune par commune le classement A bis / A / B1 / B2 / C. Document long mais qui fait foi.
- Votre banque ou courtier : ils ont accès aux bases SGFGAS à jour et confirmeront la zone au moment du montage.
Quelques repères pour situer rapidement :
- Zone A bis : Paris et 76 communes des Hauts-de-Seine, Yvelines, Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis
- Zone A : reste de l’Île-de-France hors A bis, Côte d’Azur, Genevois français, grandes agglomérations très tendues
- Zone B1 : grandes agglomérations de plus de 250 000 habitants (Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Toulouse, etc.), DOM, Corse
- Zone B2 : villes moyennes (50 000 à 250 000 habitants)
- Zone C : reste du territoire, principalement rural et petites villes
Attention au cas particulier des communes limitrophes : une rue peut être en B1 quand la rue d’à côté est en B2. Le zonage suit les limites administratives communales, pas la géographie urbaine. Vérifiez bien la commune exacte du logement, pas celle où vous travaillez.
Plafonds de ressources 2026 par zone et par foyer
Les plafonds ci-dessous ont été revalorisés d’environ +13 % par rapport à 2024 par le décret 2025-299. Concrètement, des ménages refusés auparavant peuvent désormais être éligibles. Le RFR du foyer ne doit pas dépasser le montant indiqué pour votre zone et votre composition.
| Nombre de personnes | Zone A bis / A | Zone B1 | Zone B2 | Zone C |
|---|---|---|---|---|
| 1 personne | 49 000 € | 34 500 € | 31 500 € | 28 500 € |
| 2 personnes | 73 500 € | 51 750 € | 47 250 € | 42 750 € |
| 3 personnes | 88 200 € | 62 100 € | 56 700 € | 51 300 € |
| 4 personnes | 102 900 € | 72 450 € | 66 150 € | 59 850 € |
| 5 personnes | 117 600 € | 82 800 € | 75 600 € | 68 400 € |
| 6 personnes | 132 300 € | 93 150 € | 85 050 € | 76 950 € |
| 7 personnes | 147 000 € | 103 500 € | 94 500 € | 85 500 € |
| 8 personnes et + | 161 700 € | 113 850 € | 103 950 € | 94 050 € |
Source : article D31-10-3-1 du CCH, PLF 2026, données aide-sociale.fr et économie.gouv.fr.
Petit point technique souvent ignoré : si votre RFR de l’année N-2 dépasse le plafond mais que votre situation a changé (perte d’emploi, séparation, naissance), c’est quand même le RFR de l’avis d’imposition 2025 qui s’applique. Aucun « rattrapage » n’est prévu pour tenir compte de la situation actuelle.
Cas particulier : si vous achetez seul mais que votre concubin va emménager sans être co-emprunteur, son RFR doit quand même être pris en compte. La règle considère tous les futurs occupants du logement, pas seulement les emprunteurs.
Tranches de revenus et quotités : combien le PTZ va vraiment financer
Le montant du PTZ ne dépend pas seulement de vos plafonds, mais de votre tranche de revenus à l’intérieur du barème. Quatre tranches existent. Plus vos revenus sont modestes, plus la part financée à taux zéro grimpe.
Quotité pour un logement collectif (appartement neuf ou ancien avec travaux)
| Tranche | Profil | Quotité PTZ |
|---|---|---|
| Tranche 1 | Revenus les plus modestes | 50 % |
| Tranche 2 | Revenus modestes | 40 % |
| Tranche 3 | Revenus intermédiaires | 40 % |
| Tranche 4 | Revenus les plus élevés (limite des plafonds) | 20 % |
Quotité pour une maison individuelle neuve (réouverture 2026)
| Tranche | Quotité PTZ |
|---|---|
| Tranche 1 | 30 % |
| Tranche 2 | 20 % |
| Tranche 3 | 20 % |
| Tranche 4 | 10 % |
La quotité s’applique au plafond d’opération, pas au prix d’achat affiché. Si votre bien coûte plus cher que le plafond, seul le plafond est retenu pour calculer le PTZ. Si votre bien coûte moins cher, c’est son prix réel qui sert de base.
Exemple : un couple en tranche 1 achetant un appartement neuf en zone B1 pour 220 000 euros bénéficie d’un PTZ de 110 000 euros (50 % de 220 000 €). En revanche, si le même couple vise un appartement à 300 000 euros, le plafond d’opération zone B1 pour 2 personnes (255 000 €) plafonne le calcul : le PTZ tombe à 127 500 euros (50 % de 255 000 €), pas plus.
Plafonds d’opération 2026
Ces plafonds sont les montants maximaux d’achat retenus pour le calcul du PTZ. Ils ont été relevés d’environ +25 % par rapport à 2024 (amendement n° I-1958 du PLF 2026).
| Nombre de personnes | Zone A bis / A | Zone B1 | Zone B2 | Zone C |
|---|---|---|---|---|
| 1 personne | 225 000 € | 195 000 € | 150 000 € | 135 000 € |
| 2 personnes | 292 500 € | 255 000 € | 195 000 € | 175 500 € |
| 3 personnes | 337 500 € | 300 000 € | 232 500 € | 202 500 € |
| 4 personnes | 382 500 € | 345 000 € | 270 000 € | 229 500 € |
| 5 personnes et + | 427 500 € | 390 000 € | 307 500 € | 270 000 € |
Formule de calcul du montant PTZ : Montant PTZ = Quotité × min (Prix d’acquisition ; Plafond d’opération)
Pour estimer rapidement votre PTZ et la mensualité totale combinée avec le prêt classique, passez par notre simulation de prêt immobilier. Vous y entrerez votre RFR, la zone et le prix du bien pour obtenir une estimation chiffrée.
Différé et durée de remboursement
Le PTZ se rembourse en deux phases. Pendant la phase de différé, vous ne payez rien sur le PTZ : seules les mensualités du prêt principal courent. Ensuite vient la phase de remboursement proprement dite, où le PTZ se paie en mensualités constantes.
| Tranche | Quotité collectif | Différé | Remboursement | Durée totale |
|---|---|---|---|---|
| Tranche 1 | 50 % | 10 ans | 15 ans | 25 ans |
| Tranche 2 | 40 % | 8 ans | 12 ans | 20 ans |
| Tranche 3 | 40 % | 2 ans | 13 ans | 15 ans |
| Tranche 4 | 20 % | 0 an | 10 ans | 10 ans |
L’intérêt de ce mécanisme : il lisse votre effort dans le temps. Pendant les premières années, vous ne portez que le prêt principal, ce qui réduit votre taux d’endettement apparent et vous laisse de la marge pour absorber les charges de la propriété (taxe foncière, copropriété, entretien). À partir du remboursement du PTZ, vos revenus auront généralement augmenté.
Cas concret : couple en tranche 1, zone B1, appartement à 200 000 €. PTZ de 100 000 € à 0 %, prêt classique de 100 000 € à 3,20 % sur 20 ans.
| Période | Mensualité prêt classique | Mensualité PTZ | Total mensuel |
|---|---|---|---|
| Années 1 à 10 | 567 € | 0 € | 567 € |
| Années 11 à 20 | 567 € | 556 € | 1 123 € |
| Années 21 à 25 | 0 € | 556 € | 556 € |
Sur la durée, l’économie d’intérêts pour ce couple dépasse 36 000 euros par rapport à un prêt unique de 200 000 € à 3,20 %.
PTZ dans l’ancien avec travaux : la voie B2/C
Cette modalité du PTZ reste l’une des plus intéressantes pour les territoires hors grandes métropoles. Vous achetez un bien ancien (sans plafond d’âge) et vous y faites des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l’opération (acquisition + travaux). Le PTZ finance alors une partie de cet ensemble.
Conditions précises :
- Le logement doit être situé en zone B2 ou C
- Les travaux doivent être réalisés dans les trois ans suivant l’achat
- Le montant des travaux doit représenter 25 % minimum du coût total de l’opération
- Certains travaux d’amélioration de la performance énergétique sont particulièrement valorisés
Les travaux éligibles couvrent l’isolation thermique, le remplacement du système de chauffage, la rénovation des fenêtrès, la création de surfaces habitables, la mise aux normes (électricité, gaz, accessibilité). Notre guide dédié au PTZ travaux détaille les catégories de chantiers acceptés et la manière de monter le devis pour passer la barre des 25 %.
À noter : le PTZ travaux peut se cumuler avec l’éco-PTZ (un prêt distinct, plafonné à 50 000 €, dédié à la rénovation énergétique). Cumuler les deux dispositifs permet de financer le bien et les travaux à taux zéro presque intégralement dans certains montages.
Cumul avec d’autres aides et prêts
Le PTZ se combine avec à peu près tout, sauf un autre PTZ. Voici les compatibilités les plus fréquentes :
- Prêt immobilier classique amortissable (obligatoire, car le PTZ ne finance jamais 100 %)
- Prêt d’Accession Sociale (PAS) : taux plafonnés, conditions de ressources
- Prêt conventionné classique
- Prêt Action Logement (anciennement 1 % patronal) : jusqu’à 30 000 € à 1 %
- Plan Épargne Logement (PEL) et Compte Épargne Logement (CEL)
- Éco-PTZ pour les travaux de rénovation énergétique
- MaPrimeRénov’ pour les mêmes travaux (non remboursable, contrairement à l’éco-PTZ)
- Aides locales : prêts à taux bonifiés des conseils régionaux, départementaux, communes
Le cumul typique d’un primo-accédant en province en 2026 : prêt principal + PTZ + Action Logement + PEL ou apport. Cette structure permet de garder la charge mensuelle basse les premières années (grâce au différé du PTZ et au taux faible d’Action Logement) tout en couvrant une grande partie du financement.
Limite à connaître : la banque vérifiera votre taux d’endettement total au moment où tous les remboursements tournent en parallèle, pas seulement les premières années. Le HCSF impose un taux d’endettement maximum de 35 % (assurance comprise) sauf dérogation.
Cas particuliers : handicap, séparation, mobilité professionnelle
Vous êtes en situation de handicap
La condition de primo-accession ne s’applique pas. Vous pouvez prétendre au PTZ même si vous avez été propriétaire récemment, à condition de présenter une carte mobilité inclusion mention invalidité ou une allocation aux adultes handicapés (AAH).
Vous venez de divorcer
Si vous avez été propriétaire de la résidence principale du couple dans les deux dernières années, vous n’êtes pas primo-accédant au sens du PTZ, même si vous n’en êtes plus propriétaire. La règle des deux ans court à compter de la cession (date de l’acte de vente ou du jugement de divorce qui attribue la résidence à l’ex-conjoint).
Mutation professionnelle pendant les six premières années
Vous devez normalement occuper le logement comme résidence principale pendant six ans. Une mutation imposée par l’employeur fait partie des cas de force majeure admis. Le logement peut alors être loué temporairement, sous conditions de loyer plafonné et de durée. Conservez tous les justificatifs de la mutation.
Achat en indivision avec un proche
Vous pouvez acheter en indivision avec un parent, un frère, un ami, à condition que tous les indivisaires occupent le logement comme résidence principale. Les revenus de tous les co-acquéreurs s’additionnent pour le calcul des plafonds.
Les nouveautés 2026 à retenir
La réforme entrée en vigueur en avril 2025 et complétée par le PLF 2026 marque la plus grosse refonte du PTZ depuis 2018. Quatre changements pèsent vraiment.
- Extension du neuf à toutes les zones : avant la réforme, le PTZ dans le neuf était limité aux zones A bis, A et B1. Désormais B2 et C y ont aussi droit. Des millions de ménages en territoire rural ou semi-rural deviennent éligibles.
- Réouverture aux maisons individuelles : le PTZ avait été restreint au logement collectif fin 2019. Les maisons individuelles neuves redeviennent éligibles, avec des quotités réduites (10 à 30 %).
- Hausse des plafonds d’opération de +25 % : les montants finançables explosent, ce qui rend le PTZ vraiment utile dans les zones où les prix ont grimpé.
- Plafonds de ressources rehaussés de +13 % : la classe moyenne reprend pied dans le dispositif. Selon les estimations gouvernementales, 73 % des foyers fiscaux français sont désormais éligibles.
Bonus politique : le dispositif est confirmé jusqu’au 31 décembre 2027 par décret 2025-299. Au-delà, sa reconduction dépendra du prochain PLF. Historiquement, le PTZ a toujours été renouvelé depuis 1995.
Comment monter un dossier solide
L’éligibilité ne fait pas tout. La banque qui vous prête le PTZ regardera aussi votre capacité globale à porter le projet. Quelques points qui font la différence :
- Préparez vos justificatifs de revenus à l’avance : avis d’imposition 2024 et 2025, bulletins de salaire des trois derniers mois, contrats de travail. Si vous êtes indépendant, bilans des deux dernières années.
- Constituez un apport, même modeste : 10 % du prix du bien minimum, idéalement 15 à 20 % en plus du PTZ. Cela couvre les frais de notaire (2-3 % dans le neuf, 7-8 % dans l’ancien) et rassure la banque.
- Soignez vos relevés bancaires des trois derniers mois : pas de découvert, pas de jeux d’argent, pas de gros virements inexpliqués. La banque les éplucher.
- Stabilisez votre situation professionnelle : un CDI confirmé pèse plus qu’un CDI tout neuf. Évitez de changer d’emploi pendant le montage.
- Faites jouer la concurrence : le PTZ est identique partout (c’est l’État qui fixe les règles), mais le prêt principal qui l’accompagne peut varier de 0,3 à 0,5 point d’un établissement à l’autre. Sur 200 000 € sur 20 ans, ça représente 8 000 à 15 000 € d’écart.
L’erreur fatale à éviter : signer un compromis sans avoir validé l’éligibilité PTZ en amont. Si vous croyez avoir droit au PTZ et qu’il vous est refusé après signature, vous perdez votre dépôt de garantie (10 % du prix). Demandez une attestation préalable à votre banque ou un courtier avant de vous engager.
Questions fréquentes
▸Le PTZ est-il automatique si je remplis les conditions ?
▸Toutes les banques proposent-elles le PTZ ?
▸Puis-je obtenir un PTZ pour acheter à mes enfants ?
▸Que se passe-t-il si je revends avant la fin du remboursement ?
▸Les revenus de l’année en cours comptent-ils ?
▸Le PTZ est-il disponible en outre-mer ?
▸Combien de temps prend une demande de PTZ ?
▸Faut-il une assurance emprunteur pour le PTZ ?
Le prêt à taux zéro reste, en 2026, l’outil le plus efficace de l’État pour aider les primo-accédants à devenir propriétaires. Son élargissement à toutes les zones et la réouverture aux maisons individuelles ouvrent enfin le dispositif aux territoires longtemps oubliés. Si vous y êtes éligible, prenez le temps de monter un plan de financement sérieux et de comparer les offres bancaires : l’économie d’intérêts sur la durée mérite largement quelques heures de préparation. Petit bémol : la complexité des règles de tranches et de plafonds reste un frein réel, et beaucoup de candidats abandonnent par découragement. Faites-vous accompagner, ça vaut le coup.






